Les Passants |
People Passing By |
| Les passants passant, je passe mon temps à les regarder penser Leurs pas pressés dans leurs corps lésés Leurs passé se dévoile dans les pas sans se soucier Que suspicieuse, à l'affût, je perçois le jeu de Pan Leurs visages comme des masques me font l'effet répugnant. Que faire semblant, c'est dans l'air du temps. |
People passing by, I pass the time watching them thinking Their unhurried steps in carefree bodies Their past revealed by not worrying, How suspicious, looking on, I perceive love's (Pan's) game Their faces like masks, are all repugnant Pretending to be fashionable. |
Passe, passe, passeraLa dernière restera. L'enfant n'est fait que de fêtes Le fait est que l'effet se reflète à sa capacité de prendre le fait tel qu'il est. Sans se référer à un système de pensée dans sa tête L'automne déjà, c'était l'été hier encore Le temps me surprend, semble s'accélérer Les chiffres de mon âge m'amènent vers ce mois rêvé. |
Passing, past, all will pass The last one staying. A child is not made to party. The fact is the effect reflects itself in an ability to accept fact as it is. Without a thought in his head Already it is Fall, yesterday, it was still Summer. Time surprises me, seems to speed by. As years go by, bringing me toward this perfect month. |
Chaque mois se joueDans des cycles différents, c'est marrant ces remous Qui m'animent à travers le temps D'un état à un autre, j'oscille inexorablement Par les temps je cours à l'équilibre Chaque jugement sur les gens Me donne la direction à suivre Sur ces choses en moi à changer, qui m'empêchent d'être libre |
Each month it plays In different ways, funny how this turmoil Drive me through time From one state to another, I unrelentingly vacillate By the time I find balance Each judgment of these people Gives me direction to follow those things in me I have to change, keeping me from be free |
Les voix se libèrent et s'exposentDans les vitrines du monde en mouvement Les corps qui dansent en osmose Glissent, tremblent, se confondent et s'attirent irrésistiblement Par les temps je cours à l'expression Chaque émotion ressentie Me donne envie d'exprimer les non-dits Et que justice soit faite dans nos pauvres vies endormies |
Voices that are free and exposed In windows of a world in motion Bodies dancing in sync Gliding, shaking, merging uncontrollably attracting one another These days I run towards an expression Of every emotion that I feel Makes me want to say what is unsaid That justice be done in our poor sleeping lives |
Saturday, October 8, 2011
Zaz à Montmartre : Les passants
Friday, July 15, 2011
Walter Schnaffs' Adventure
Guy de Maupassant (1850–1893).
Walter Schnaffs’ Adventure - L'Aventure de Walter Schnaffs
Ever since he entered France with the invading army Walter Schnaffs had considered himself the most unfortunate of men. He was large, marched with pain, breathed much and suffered terribly for his feet, which were very flat and very fat. On the outside, he was a peaceful, kindly man, generous and not blood thirsty, the father of four children whom he adored, and married to a little blonde, whose little tendernesses, attentions and kisses he missed sorely each night. He liked to rise late and retire early, to eat good things in a leisurely manner and to drink beer in the saloon. He further thought that all that is sweet in existence vanishes with life, and he maintained in his heart a fearful hatred, instinctive as well as logical, for cannon, rifles, revolvers and swords, but especially for bayonets, feeling that he was unable to dodge this dangerous weapon rapidly enough to protect his big paunch.
Depuis son entrée en France avec l'armée d'invasion, Walter Schnaffs se jugeait le plus malheureux des hommes. Il était gros, marchait avec peine, soufflait beaucoup et souffrait affreusement des pieds qu'il avait fort plats et fort gras. Il était en outre pacifique et bienveillant, nullement magnanime ou sanguinaire, père de quatre enfants qu'il adorait et marié avec une jeune femme blonde, dont il regrettait désespérément chaque soir les tendresses, les petits soins et les baisers. Il aimait se lever tard et se coucher tôt, manger lentement de bonnes choses et boire de la bière dans les brasseries. Il songeait en outre que tout ce qui est doux dans l'existence disparaît avec la vie ; et il gardait au coeur une haine épouvantable, instinctive et raisonnée en même temps, pour les canons, les fusils, les revolvers et les sabres, mais surtout pour les baïonnettes, se sentant incapable de manoeuvrer assez vivement cette arme rapide pour défendre son gros ventre.
And when he lay on the ground, night came, wrapped in his cape beside his comrades who snored, he thought long and deeply about those he had left behind and of the dangers in his path. “If he were killed, what would become of the little ones? Who would nourish them and bring them up?” At the same time, they were not rich, although he had borrowed when he left so as to leave them some money. And Walter Schnaffs wept for this.
Et, quand il se couchait sur la terre, la nuit venue, roulé dans son manteau à côté des camarades qui ronflaient, il pensait longuement aux siens laissés là-bas et aux dangers semés sur sa route : "S'il était tué, que deviendraient les petits ? Qui donc les nourrirait et les élèverait ? A l'heure même, ils n'étaient pas riches, malgré les dettes qu'il avait contractées en partant pour leur laisser quelque argent." Et Walter Schnaffs pleurait quelquefois.
At the beginning of a battle he felt in his legs such weekness that he would have fallen if he had not thought that the entire army would pass over his body. The whistling of the bullets gave him goose-flesh.
Au commencement des batailles il se sentait dans les jambes de telles faiblesses qu'il se serait laissé tomber, s'il n'avait songé que toute l'armée lui passerait sur le corps. Le sifflement des balles hérissait le poil sur sa peau.
For months he had lived thus in terror and anguish.
Depuis des mois il vivait ainsi dans la terreur et dans l'angoisse.
His company was marching on Normandy, and one day he was sent to reconnoitre with a small detachment, simply to explore a portion of the territory and to return at once. All seemed quiet in the country; nothing indicated an armed resistance.
Son corps d'armée s'avançait vers la Normandie ; et il fut un jour envoyé en reconnaissance avec un faible détachement qui devait simplement explorer une partie du pays et se replier ensuite. Tout semblait calme dans la campagne ; rien n'indiquait une résistance préparée.
But as the Prussians quietly descended into a little valley traversed by deep ravines, a sharp fusillade made them halt suddenly, dropping down twenty of their men, and a company of sharpshooters, suddenly emerging from a little wood as large as your hand, darted forward with bayonets at the end of their rifles.
Or, les Prussiens descendaient avec tranquillité dans une petite vallée que coupaient des ravins profonds, quand une fusillade violente les arrêta net, jetant bas une vingtaine des leurs : et une troupe de francs-tireurs, sortant brusquement d'un petit bois grand comme la main, s'élança en avant, la baïonnette au fusil.
Walter Schnaffs remained motionless at first, so surprised and bewildered that he did not even think of fleeing. Then he was seized with a crazy desire to run away, but he remembered at once that he ran like a tortoise compared with those thin Frenchmen, who came bounding along like a lot of goats. Perceiving a large ditch full of brushwood covered with dead leaves about six paces in front of him, he sprang into it with both feet together, without stopping to think of its depth, just as one jumps from a bridge into the river.
Walter Schnaffs demeura d'abord immobile, tellement surpris et éperdu qu'il ne pensait même pas à fuir. Puis un désir fou de détaler le saisit ; mais il songea aussitôt qu'il courait comme une tortue en comparaison des maigres Français qui arrivaient en bondissant comme un troupeau de chèvres. Alors, apercevant à six pas devant lui un large fossé plein de broussailles couvertes de feuilles sèches, il y sauta à pieds joints, sans songer même à la profondeur, comme on saute d'un pont dans une rivière.
He fell like an arrow through a thick layer of vines and thorny brambles that tore his face and hands and landed heavily in a sitting posture on a bed of stones. Raising his eyes, he saw the sky through the hole he had made in falling through. This aperture might betray him, and he crawled along carefully on hands and knees at the bottom of this ditch beneath the covering of interlacing branches, going as fast as he could and getting away from the scene of the skirmish. Presently he stopped and sat down, crouched like a hare amid the tall dry grass.
Il passa, à la façon d'une flèche, à travers une couche épaisse de lianes et de ronces aiguës qui lui déchirèrent la face et les mains, et il tomba lourdement assis sur un lit de pierres. Levant aussitôt les yeux, il vit le ciel par le trou qu'il avait fait. Ce trou révélateur le pouvait dénoncer, et il se traîna avec précaution, à quatre pattes, au fond de cette ornière, sous le toit de branchages enlacés, allant le plus vite possible, en s'éloignant du lieu du combat. Puis il s'arrêta et s'assit de nouveau, tapi comme un lièvre au milieu des hautes herbes sèches.
For some time, he heard firing and cries and groans. Then the noise of fighting grew fainter and ceased. All was quiet and silent.
Il entendit pendant quelque temps encore des détonations, des cris et des plaintes. Puis les clameurs de la lutte s'affaiblirent, cessèrent. Tout redevint muet et calme.
Suddenly something stirred beside him. He was frightfully startled. It was a little bird which had perched on a branch and was moving the dead leaves. For almost an hour Walter Schnaffs’ heart thumped like a drum.
Soudain quelque chose remua contre lui. Il eut un sursaut épouvantable. C'était un petit oiseau qui, s'étant posé sur une branche, agitait des feuilles mortes. Pendant près d'une heure, le coeur de Walter Schnaffs en battit à grands coups pressés.
Night came, filling the ravine with its shadows. The soldier began to think to himself. What was he going to do? What was to become of him? Should he rejoin the army? But how? By what road? And he began over again the horrible life of anguish, of terror, of fatigue and suffering that he had led since the commencement of the war. No! He no longer had the courage! He would not have the energy necessary to endure long marches and to face the dangers to which one was exposed at every moment.
La nuit venait, emplissant d'ombre le ravin. Et le soldat se mit à songer. Qu'allait-il faire ? Qu'allait-il devenir ? Rejoindre son armée ?... Mais comment ? Mais par où ? Et il lui faudrait recommencer l'horrible vie d'angoisses, d'épouvantes, de fatigues et de souffrances qu'il menait depuis le commencement de la guerre ! Non ! Il ne se sentait plus ce courage ! Il n'aurait plus l'énergie qu'il fallait pour supporter les marches et affronter les dangers de toutes les minutes.
But what to do? He could not stay in this ravine concealed until the end of hostilities. No, indeed! If it were not for having to eat, this prospect would not have daunted him greatly; but he had to eat, to eat every day.
Mais que faire ? Il ne pouvait rester dans ce ravin et s'y cacher jusqu'à la fin des hostilités. Non, certes. S'il n'avait pas fallu manger, cette perspective ne l'aurait pas trop atterré; mais il fallait manger, manger tous les jours.
And here he was, alone, armed and in uniform, on the enemy’s territory, far from those who would protect him. A shiver ran over him.
Et il se trouvait ainsi tout seul, en armes, en uniforme, sur le territoire ennemi, loin de ceux qui le pouvaient défendre. Des frissons lui couraient sur la peau.
All at once he thought: “If only I was only a prisoner!” And his heart quivered with a desire, an intense desire to be taken prisoner by the French. A prisoner, he would be saved, fed, housed, sheltered from bullets and swords, without any apprehension whatever, in a good well-kept prison. A prisoner! What a dream!
Soudain il pensa : "Si seulement j'étais prisonnier !" et son coeur frémit de désir, d'un désir violent, immodéré, d'être prisonnier des Français. Prisonnier ! Il serait sauvé, nourri, logé, à l'abri des balles et des sabres, sans appréhension possible, dans une bonne prison bien gardée. Prisonnier ! Quel rêve !
His resolution was formed at once.
Et sa résolution fut prise immédiatement :
“I am going to make myself a prisoner.”
"Je vais me constituer prisonnier."
He rose, resolved to put this plan into execution without a moment’s delay. But he remained motionless, suddenly assailed by disturbing thoughts and new terrors.
Il se leva, résolu à exécuter ce projet sans tarder d'une minute. Mais il demeura immobile, assailli soudain par des réflexions fâcheuses et par des terreurs nouvelles.
Where would he make himself a prisoner? How? In which direction? And frightful images, pictures of death came into his mind.
Où allait-il se constituer prisonnier ? Comment ? De quel côté ? Et des images affreuses, des images de mort, se précipitèrent dans son âme.
He would run a terrible risk in venturing alone, with his pointed helmet, through the country.
Il allait courir des dangers terribles en s'aventurant seul avec son casque à pointe, par la campagne.
Supposing he met some peasants. These peasants seeing a lost Prussian, an unarmed Prussian, would kill him as if he were a stray dog! They would murder him with their forks, their picks, their scythes and their shovels. They would make a stew of him, a pie, with the fury of exasperated, conquered enemies.
S'il rencontrait des paysans ? Ces paysans, voyant un Prussien perdu, un Prussien sans défense, le tueraient comme un chien errant ! Ils le massacreraient avec leurs fourches, leurs pioches, leurs faux, leurs pelles ! Ils en feraient une bouillie, une pâtée, avec l'acharnement des vaincus exaspérés.
If he should meet the sharpshooters! These sharpshooters, madmen without law or discipline, would shoot him just for amusement to pass an hour; just for a laugh to see his head. And he fancied he was already leaning against a wall in front of four rifles whose little black holes seemed to be looking at him.
S'il rencontrait des francs-tireurs ? Ces francs-tireurs, des enragés sans loi ni discipline, le fusilleraient pour s'amuser, pour passer une heure, histoire de rire en voyant sa tête. Et il se croyait déjà appuyé contre un mur en face de douze canons de fusils, dont les petits trous ronds et noirs semblaient le regarder.
Supposing he met the French army itself. The vanguard would take him for a scout, for some bold and sly trooper who had set off alone to reconnoitre, and they would fire at him. And he could already hear, in imagination, the irregular shots of soldiers lying in the brush, while he himself, standing in the middle of the field, was sinking to the earth, riddled like a sieve with bullets which he felt piercing his flesh.
S'il rencontrait l'armée française elle-même ? Les hommes d'avant-garde le prendraient pour un éclaireur, pour quelque hardi et malin troupier parti seul en reconnaissance, et ils lui tireraient dessus. Et il entendait déjà les détonations irrégulières des soldats couchés dans les broussailles, tandis que lui, debout au milieu d'un champ, s'affaissait, troué comme une écumoire par les balles qu'il sentait entrer dans sa chair.
He sat down again in despair. His situation seemed hopeless.
Il se rassit, désespéré. Sa situation lui paraissait sans issue.
Night fell at once, a night black and silent. He no longer budged, trembling at all the slight and unfamiliar sounds that occur at night. The sound of a rabbit crouching at the edge of his burrow almost made him run. The cry of an owl caused him positive anguish, giving him a nervous shock that pained like a wound. He opened his big eyes as wide as possible to try and see through the darkness, and he imagined every moment that he heard someone walking close beside him.
La nuit était tout à fait venue, la nuit muette et noire. Il ne bougeait plus, tressaillant à tous les bruits inconnus et légers qui passent dans les ténèbres. Un lapin, tapant du cul au bord d'un terrier, faillit faire s'enfuir Walter Schnaffs. Les cris des chouettes lui déchiraient l'âme, le traversant de peurs soudaines, douloureuses comme des blessures. Il écarquillait ses gros yeux pour tâcher de voir dans l'ombre : et il s'imaginait à tout moment entendre marcher près de lui.
After an interminable time and the agony of the damned, he noticed through his leafy cover that the sky was becoming bright. He at once felt an intense relief - his limbs stretched out, suddenly relaxed, his heart quieted down, his eyes closed. He fell asleep.
Après d'interminables heures et des angoisses de damné, il aperçut, à travers son plafond de branchages, le ciel qui devenait clair. Alors, un soulagement immense le pénétra : ses membres se détendirent, reposés soudain : son coeur s'apaisa ; ses yeux se fermèrent. Il s'endormit.
When he awoke the sun appeared to be almost at the middle of the sky - it must be noon. No sound disturbed the gloomy silence. Walter Schnaffs noticed that he was exceedingly hungry.
Quand il se réveilla, le soleil lui parut arrivé à peu près au milieu du ciel : il devait être midi. Aucun bruit ne troublait la paix morne des champs ; et Walter Schnaffs s'aperçut qu'il était atteint d'une faim aiguë.
He yawned, his mouth watering at the thought of sausage, the good sausage the soldiers have, and he felt a gnawing at his stomach.
Il bâillait, la bouche humide à la pensée du saucisson, du bon saucisson des soldats ; et son estomac lui faisait mal.
He rose, walked a few steps, found that his legs were weak and sat down to reflect. For two or three hours more, he considered the pros and cons, changing his mind every moment, baffled, unhappy, torn by the most conflicting motives.
Il se leva, fit quelques pas, sentit que ses jambes étaient faibles, et se rassit pour réfléchir. Pendant deux ou trois heures encore, il établit le pour et le contre, changeant à tout moment de résolution, combattu, malheureux, tiraillé par les raisons les plus contraires.
An idea struck him that seemed logical and practical. It was to watch for a villager passing by alone, unarmed and with no dangerous tools of his trade, and to run to him and give himself up, making him understand that he was surrendering.
Une idée lui parut enfin logique et pratique, c'était de guetter le passage d'un villageois seul, sans armes, et sans outils de travail dangereux, de courir au-devant de lui et de se remettre en ses mains en lui faisant bien comprendre qu'il se rendait.
Then he took off his helmet, whose point could betray him, and put his head out of his hiding place with infinite caution.
Alors il ôta son casque, dont la pointe le pouvait trahir, et il sortit sa tête au bord de son trou, avec des précautions infinies.
Not a soul could be seen on the horizon. There, to the right, smoke rose from the chimney of a little village, smoke from kitchen fires! And yonder, to the left, he saw at the end of an avenue of trees a large turreted château. He waited till evening, suffering frightfully from hunger, seeing nothing but flights of crows, hearing nothing but the silent expostulation of his empty stomach.
Aucun être isolé ne se montrait à l'horizon. Là-bas, à droite, un petit village envoyait au ciel la fumée de ses toits, la fumée des cuisines ! Là-bas à gauche, il apercevait, au bout des arbres d'une avenue, un grand château flanqué de tourelles.
Il attendit ainsi jusqu'au soir, souffrant affreusement, ne voyant rien que des vols de corbeaux, n'entendant rien que les plaintes sourdes de ses entrailles.
He waited until evening, suffering terribly, seeing nothing but flights of crows, hearing nothing but the voiceless complaints of his gut.
And darkness once more fell on him.
Et la nuit encore tomba sur lui.
He stretched himself out in his retreat and slept a feverish sleep, haunted by nightmares, the sleep of a starving man.
Il s'allongea au fond de sa retraite et il s'endormit d'un sommeil fiévreux, hanté de cauchemars, d'un sommeil d'homme affamé.
Il attendit ainsi jusqu'au soir, souffrant affreusement, ne voyant rien que des vols de corbeaux, n'entendant rien que les plaintes sourdes de ses entrailles.
Dawn broke again above his head and he began to take his observations. But the landscape was deserted as on the previous day, and a new fear came into Walter Schnaffs’ mind—the fear of death by hunger! He pictured himself lying at full length on his back at the bottom of his hiding place, with his two eyes closed, and animals, little creatures of all kinds, approached and began to feed on his dead body, attacking it all over at once, gliding beneath his clothing to bite his cold flesh, and a big crow pecked out his eyes with its sharp beak.
L'aurore se leva de nouveau sur sa tête. Il se remit en observation. Mais la campagne restait vide comme la veille ; et une peur nouvelle entrait dans l'esprit de Walter Schnaffs, la peur de mourir de faim ! Il se voyait étendu au fond de son trou, sur le dos, les yeux fermés. Puis des bêtes, des petites bêtes de toute sorte s'approchaient de son cadavre et se mettaient à le manger, l'attaquant partout à la fois, se glissant sous ses vêtements pour mordre sa peau froide. Et un grand corbeau lui piquait les yeux de son bec effilé.
He almost became crazy, thinking he was going to faint and would not be able to walk. And he was just preparing to rush off to the village, determined to dare anything, to brave everything, when he perceived three peasants walking to the fields with their forks across their shoulders, and he dived back into his hiding place.
Alors, il devint fou, s'imaginant qu'il allait s'évanouir de faiblesse et ne plus pouvoir marcher. Et déjà, il s'apprêtait à s'élancer vers le village, résolu à tout oser, à tout braver, quand il aperçut trois paysans qui s'en allaient aux champs avec leurs fourches sur l'épaule, et il replongea dans sa cachette.
But as soon as the evening darkened the plain, he emerged slowly from the ditch and started off, stooping and fearful, with beating heart, towards the distant château, preferring to go there rather than to the village, which seemed to him as formidable as a den of tigers.
Mais, dès que le soir obscurcit la plaine, il sortit lentement du fossé, et se mit en route, courbé, craintif, le coeur battant, vers le château lointain, préférant entrer là-dedans plutôt qu'au village qui lui semblait redoutable comme une tanière pleine de tigres.
The lower windows were brilliantly lighted. One of them was even open; and from it escaped a strong odor of roasted meat, an odor which suddenly penetrated to the olfactories and to the stomach of Walter Schnaffs, tickling his nerves, making him breathe quickly, attracting him irresistibly, inspiring his heart with a desperate audacity.
Les fenêtres d'en bas brillaient. Une d'elles était même ouverte ; et une forte odeur de viande cuite s'en échappait, une odeur qui pénétra brusquement dans le nez et jusqu'au fond du ventre de Walter Schnaffs ; qui le crispa, le fit haleter, l'attirant irrésistiblement, lui jetant au coeur une audace désespérée.
Suddenly, without thinking, he placed himself, helmet on head, in front of the window.
Et brusquement, sans réfléchir, il apparut, casqué, dans le cadre de la fenêtre.
Eight servants dined around a large table. But suddenly one of the maids sat there mouth agape, letting her glass fall, eyes fixed. They all followed the direction of her gaze.
Huit domestiques dînaient autour d'une grande table. Mais soudain une bonne demeura béante, laissant tomber son verre, les yeux fixes. Tous les regards suivirent le sien !
They saw the enemy!
On aperçut l'ennemi !
Good God! The Prussians are attacking the château!...
Seigneur ! les Prussiens attaquaient le château !...
There was a shriek, only one shriek made up of eight shrieks uttered in eight different keys, a terrific screaming of terror, then a tumultuous rising from their seats, a jostling, a scrimmage and a wild rush to the door at the farther end. Chairs fell over, the men knocked the women down and walked over them. In two seconds the room was empty, deserted, and the table, covered with eatables, stood in front of Walter Schnaffs, lost in amazement and still standing at the window.
Ce fut d'abord un cri, un seul cri, fait de huit cris poussés sur huit tons différents, un cri d'épouvante horrible, puis une levée tumultueuse, une bousculade, une mêlée, une fuite éperdue vers la porte du fond. Les chaises tombaient, les hommes renversaient les femmes et passaient dessus. En deux secondes, la pièce fut vide, abandonnée, avec la table couverte de mangeaille en face de Walter Schnaffs stupéfait, toujours debout dans sa fenêtre.
After some moments of hesitation he climbed in at the window and approached the table. His fierce hunger caused him to tremble as if he were in a fever, but fear still held him back, numbed him. He listened. The entire house seemed to shudder. Doors closed, quick steps ran along the floor above. The uneasy Prussian listened eagerly to these confused sounds. Then he heard dull sounds, as though bodies were falling to the ground at the foot of the walls, human beings jumping from the first floor.
Après quelques instants d'hésitation, il enjamba le mur d'appui et s'avança vers les assiettes. Sa faim exaspérée le faisait trembler comme un fiévreux : mais une terreur le retenait, le paralysait encore. Il écouta. Toute la maison semblait frémir ; des portes se fermaient, des pas rapides couraient sur le plancher du dessus. Le Prussien inquiet tendait l'oreille à ces confuses rumeurs ; puis il entendit des bruits sourds comme si des corps fussent tombés dans la terre molle, au pied des murs, des corps humains sautant du premier étage.
Then all motion, all disturbance ceased, and the great château became as silent as a tomb.
Puis tout mouvement, toute agitation cessèrent, et le grand château devint silencieux comme un tombeau.
Walter Schnaffs sat down before a plate still intact and began to eat. He took great mouthfuls, as if he feared he might be interrupted before he had swallowed enough. He shovelled the food into his mouth, open like a trap, with both hands, and chunks of food went into his stomach, swelling out his throat as it passed down. Now and then he stopped, almost ready to burst like a stopped-up pipe. Then he would take the cider jug and wash down his œsophagus as one washes out a clogged rain pipe.
Walter Schnaffs s'assit devant une assiette restée intacte, et il se mit à manger. Il mangeait par grandes bouchées comme s'il eût craint d'être interrompu trop tôt, de n'en pouvoir engloutir assez. Il jetait à deux mains les morceaux dans sa bouche ouverte comme une trappe ; et des paquets de nourriture lui descendaient coup sur coup dans l'estomac, gonflant sa gorge en passant. Parfois, il s'interrompait, prêt à crever à la façon d'un tuyau trop plein. Il prenait alors la cruche au cidre et se déblayait l'oesophage comme on lave un conduit bouché.
He emptied all the plates, all the dishes and all the bottles. Then, intoxicated with drink and food, besotted, red in the face, shaken by hiccoughs, his mind clouded and his speech thick he unbuttoned his uniform in order to breathe or he could not have taken a step. His eyes closed, his mind became torpid; he leaned his heavy forehead on his folded arms on the table and gradually lost all consciousness of things and events.
Il vida toutes les assiettes, tous les plats et toutes les bouteilles ; puis, soûl de liquide et de mangeaille, abruti, rouge, secoué par des hoquets, l'esprit troublé et la bouche grasse, il déboutonna son uniforme pour souffler, incapable d'ailleurs de faire un pas. Ses yeux se fermaient, ses idées s'engourdissaient ; il posa son front pesant dans ses bras croisés sur la table, et il perdit doucement la notion des choses et des faits.
The last quarter of the moon above the trees in the park shed a faint light on the landscape. It was the cold hour that precedes the dawn.
Le dernier croissant éclairait vaguement l'horizon au-dessus des arbres du parc. C'était l'heure froide qui précède le jour.
Shadows glided in the bushes, numberless and silent: and occasionally the moonlight shone thourh the shadows like a steel blade.
Des ombres glissaient dans les fourrés, nombreuses et muettes ; et parfois, un rayon de lune faisait reluire dans l'ombre une pointe d'acier.
The quiet château stood there in high dark outline. Two windows were still lighted up on the ground floor. 49
Suddenly a voice thundered:
Le château tranquille dressait sa haute silhouette noire. Deux fenêtres seules brillaient encore au rez-de-chaussée.
Suddenly, a thunderous voice shouted:
Soudain, une voix tonnante hurla :
“Forward! For crying out loud! To the assault, my lads!”
"En avant ! nom d'un nom ! à l'assaut ! mes enfants !"
Then, in an instant, the doors, shutters and window panes fell in beneath a wave of men who rushed in, breaking, destroying everything, and took the house by storm. In a moment fifty soldiers, armed to the teeth, bounded into the kitchen, where Walter Schnaffs peacefully slept, and placing to his breast fifty loaded rifles, they overturned him, rolled him on the floor, seized him and tied his head and feet together.
Alors, en un instant, les portes, les contrevents et les vitres s'enfoncèrent sous un flot d'hommes qui s'élança, brisa, creva tout, envahit la maison. En un instant cinquante soldats armés jusqu'aux cheveux, bondirent dans la cuisine où reposait pacifiquement Walter Schnaffs, et, lui posant sur la poitrine cinquante fusils chargés, le culbutèrent le roulèrent, le saisirent, le lièrent des pieds à la tête.
He gasped in amazement, too besotted to understand, perplexed, bruised and wild with fear.
Il haletait d'ahurissement, trop abruti pour comprendre, battu, crossé et fou de peur.
And all in a moment, a big soldier covered in gold, planted his foot on his stomach, shouting:
Et tout d'un coup, un gros militaire chamarré d'or lui planta son pied sur le ventre en vociférant :
“You are my prisoner, surrender!”
"Vous êtes mon prisonnier, rendez-vous !"
The Prussian heard but one word “prisoner” and he sighed, “Ya, ya, ya.”
Le Prussien n'entendit que ce seul mot "prisonnier", et il gémit : "Ya, ya, ya."
He was lifted up, tied in a chair and examined with lively curiosity by his victors, who were blowing like whales. Several of them sat down, done up with excitement and fatigue.
Il fut relevé, ficelé sur une chaise, et examiné avec une vive curiosité par ses vainqueurs qui soufflaient comme des baleines. Plusieurs s'assirent, n'en pouvant plus d'émotion et de fatigue.
He smiled, actually smiled, secure now that he was at last a prisoner.
Il souriait, lui, il souriait maintenant, sûr d'être enfin prisonnier !
Another officer came into the room and said:
Un autre officier entra et prononça :
“Colonel, the enemy has fled; several seem to have been wounded. We are masters of the chateau.”
"Mon colonel, les ennemis se sont enfuis ; plusieurs semblent avoir été blessés. Nous restons maîtres de la place."
The big officer, who was wiping his forehead, exclaimed: “Victory!”
Le gros militaire qui s'essuyait le front vociféra : " Victoire !"
And he wrote in a little notebook which he took from his pocket:
Et il écrivit sur un petit agenda de commerce tiré de sa poche :
“After a desperate encounter, the Prussians were obliged to beat a retreat, carrying away their dead and wounded, one estimates the number at fifty men. Several of whom were taken prisoners.”
"Après une lutte acharnée, les Prussiens ont dû battre en retraite, emportant leurs morts et leurs blessés, qu'on évalue à cinquante hommes hors de combat. Plusieurs sont restés entre nos mains."
The young officer inquired:
Le jeune officier reprit :
“What dispositions shall I take, colonel?”
"Quelles dispositions dois-je prendre, mon colonel ?"
Le colonel répondit :
The colonel replied:
“We will retire in good order to avoid having to return and make another attack with artillery and a larger force of men.”
"Nous allons nous replier pour éviter un retour offensif avec de l'artillerie et des forces supérieures."
And he gave the order to leave.
Et il donna l'ordre de repartir.
The column drew up in line in the darkness beneath the walls of the château, and filed out, surrounding a bound Walter Schnaffs, a guard of six soldiers revolvers in their hands.
La colonne se reforma dans l'ombre, sous les murs du château, et se mit en mouvement, enveloppant de partout Walter Schnaffs garrotté, tenu par six guerriers le revolver au poing.
Some scouts were sent ahead to reconnoitre. They advanced cautiously, halting from time to time.
Des reconnaissances furent envoyées pour éclairer la route. On avançait avec prudence, faisant halte de temps en temps.
At daybreak, they arrived at the district of La Roche-Oysel, whose national guard had accomplished this feat of arms.
Au jour levant, on arrivait à la sous-préfecture de La Roche-Oysel, dont la garde nationale avait accompli ce fait d'armes.
The anxious and excited inhabitants waited. When they saw the prisoner’s helmet, tremendous shouts arose. The women waved their arms, the old people wept. An old grandfather threw his crutch at the Prussian and struck the nose of one of their own defenders.
La population anxieuse et surexcitée attendait. Quand on aperçut le casque du prisonnier, des clameurs formidables éclatèrent. Les femmes levaient les bras ; des vieilles pleuraient ; un aïeul lança sa béquille au Prussien et blessa le nez d'un de ses gardiens.
The colonel roared:
Le colonel hurlait.
“Assure that the prisoner is secure!”
"Veillez à la sûreté du captif."
Finally, they reached the town hall. The prison was opened and Walter Schnaffs thrown in, freed from his bonds. Two hundred armed men stood guard outside the building.
On parvint enfin à la maison de ville. La prison fut ouverte, et Walter Schnaffs jeté dedans, libre de liens. Deux cents hommes en armes montèrent la garde autour du bâtiment.
Then, in spite of the indigestion that had been troubling him for some time, the Prussian, wild with joy, began to dance about, to dance frantically, throwing out his arms and legs and uttering wild shouts until he fell down exhausted beside the wall.
Alors, malgré des symptômes d'indigestion qui le tourmentaient depuis quelque temps, le Prussien, fou de joie, se mit à danser, à danser éperdument, en levant les bras et les jambes, à danser en poussant des cris frénétiques, jusqu'au moment où il tomba, épuisé, au pied d'un mur
He was a prisoner—saved!
Il était prisonnier ! Sauvé !
That was how the Château de Champignet was taken from the enemy after only six hours of occupation.Colonel Ratier, cloth merchant, who led the assault at the head of a body of the national guard of La Roche-Oysel, was decorated with a medal.
C'est ainsi que le château de Champignet fut repris à l'ennemi après six heures seulement d'occupation.Le colonel Ratier, marchand de drap, qui enleva cette affaire à la tête des gardes nationaux de La Roche-Oysel, fut décoré.
Sunday, November 21, 2010
Simple Sentence Structure
J'aime, tu aime, il aime, nous aimons, vous aimez, ils aiment.
Watch this video for a simple explanation of pronouns and present tense verbs aimer and manger.
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Tuesday, January 19, 2010
amel bent
amel bent - ou je vais
| Chanter, chanter pour se dessiner un monde C'est pas si loin le temps ou je m'en allais, Errer, pour sentir les mélodies qui m'inondais d'espoir, Je chantais pour oublier tapis dans l'ombre, Tu me regardes dans les yeux me prends par la main, et me souris enfin, D'un geste tu m'apaises et me réchauffe un peu Je suis bien, mais est-ce vraiment ce que je veux ? REFRAIN: Mais qu'est-ce que j'ai fais ? Ou Je vais ? Ce poème , est un Adieu à ce que j'étais. Pourquoi moi ? Je ne sais pas Quel est ce monde ou Tu m'emmènes ? Et je revois, le cours de ma vie Je crains que rien ne sois plus pareil, mais je ne regrettes rien ! Non, je ne regrettes rien ... Pleurer, pleurer, mes amis mes illusions, Purifier derriére les murs d'une prison, Dorer, mais garder l'envie, Vivre ma passion qui sépare un écran de télévision, Sortis de l'ombre, Je te regardes dans les yeux, Et je te sens si fragile dans ton châteaux d'argile, D'un geste tu me nargues, Et disparait un peu ainsi soit-il ... Car c'est vraiment ce que je veux ! Mais qu'est-ce que j'ai fais ? Ou Je vais ? Ce poème , est un Adieu à ce que j'étais. Pourquoi moi ? Je ne sais pas Quel est ce monde ou Tu m'emmènes ? Et je revois, le cours de ma vie Je crains que rien ne sois plus pareil, mais je ne regrettes rien ! Oooh Qu'est-ce qu'il m'arrive ? Je dérives, et ce poème, est un Adieu à ce que j'étais. Pourquoi moi ? Je ne sais pas Tout ces délires, ou tu m'emmènes ! Et je revois, le cours de ma vie Je crains que rien ne sois plus pareil, mais je ne regrette rien ! | Singing Singing to draw myself a new world It's not that far away , the time When I would go To wander, and feel melodies That flow within me of hope I sang to forget Hidden in the dark You look at me in the eyes Hold my hand And finally smile for me With a simple gesture you appease me You warm me up a little I'm feeling good But is it what I really want ? { Chorus } But what have I done ? Where do I go? This poem is a good-bye to what I was Why me ? I don't know What's this world you take me to ? And I recall My life path I'm afraid it's no longer the same But I regret nothing ! No , I regret nothing .. Crying , Crying over my friends My illusions Locked up behind the walls of a prison That's golden , but keep my desires Living my passion Living apart in a TV screen Out of the dark I look at you in the eyes And I feel you're so fragile In your clay castel With a simple gesture you taunt me Then disappear a little , that's how it is .. Because it really is what I want ! But what have I done ? Where am I going to ? This poem is parting words to what I used to be Why me ? I don't know What's this world you take me to ? And I can recall My life path I'm afraid it's no longer the same But I regret nothing ! Oooh What's happening to me ? I'm sinking And this poem is parting words to what I used to be Why me ? I don't know All this madness , where are you taking me ? And I recall My life path I'm afraid it's no longer the same But I regret nothing ! |
une mère
Une mère - Lynda Lemay
| Une mère, Ça travaille à temps plein, ça dort un œil ouvert C’est d’garde comme un chien Ça court au moindre petit bruit, ça s’lève au petit jour Ça fait des petites nuits. C’est vrai, ça crève de fatigue Ça danse à tout jamais une éternelle gigue Ça reste auprès de sa couvée Au prix de sa jeunesse, au prix de sa beauté. Une mère, Ça fait ce que ça peut, ça ne peut pas tout faire, Mais ça fait de son mieux. Une mère, Ça calme les chamailles Ça peigne d’autres cheveux que sa propre broussaille Une mère, C’est là qu’ça nous protège Avec les yeux pleins d’eau, les cheveux pleins de neige Une mère, A un moment, ça s’courbe, ça grince quand ça s’penche Ça n’en peut plus d’être lourde Ça tombe, ça se brise une hanche Puis rapidement, ça sombre C’est son dernier dimanche Ça pleure et ça fond à vue Ça fond à vue d'oeil, ça atteint la maigreur des plus petits cercueils O bien sûr, ça veut revoir ensemble toute sa progéniture entassée dans sa chambre Et ça fait semblant d’être encore forte Jusqu’à c’que son cadet ait bien fermé la porte Et lorsque, tout’ seule ça se retrouve Ça attend dignement qu’le firmament s’entr’ouvre Et puis là, ça se donne le droit De fermer pour la première fois les deux yeux à la fois…. Une mère ça n'devrait pas partir, mais on y peut rien faire mais on y peut rien dire | A mother She works full time, she sleeps with one eye open She is like a guard dog She runs to the slightest noise, she rises at dawn The nights are short. True, she dies of exhaustion This dance forever eternal jig It remains with her brood At the cost of her youth, the price of her beauty. A mother She does what she can, she can not do everything, But she did her best. A mother She calms the squabbles That other comb his own hair brush A mother She protects us With eyes full of water, hair full of snow A mother At one point, it s'courbe, it squeaks when it s'penche It can not be more burdensome It falls, it breaks a hip Then quickly, this dark It was his last Sunday It cries and it melts before It melts before the eye, it reached the paucity of smaller coffins O course it wants to review all piled all her offspring in her room And it pretends to be still strong His younger brother until I have locked the door And when all 'that is found only It looks decent qu'le sky opens And then there, it gives itself the right Closed for the first time both eyes at once .... A mother that shouldn't go, but there is nothing to do nothing to say |
Wednesday, January 13, 2010
desole
Désolé d'être les plus durement mot
| Qu'est-ce que j'ai à faire pour que tu m'aimes Qu'est-ce que j'ai à faire pour que vous vous souciez Que faire quand la foudre me frappe Et je me réveille de voir que tu n'es pas là Que dois-je faire pour que tu me veux Qu'ai-je faire pour être entendu Que dois-je dire quand tout est fini Et semble désolé d'être les plus durement mot C'est triste, tellement triste C'est une triste, triste situation Et ça devient de plus en plus absurde C'est triste, tellement triste Pourquoi ne pouvons-nous en parler Oh, il me semble Cette Sorry seems to be the Hardest Word Que dois-je faire pour que tu m'aimes Qu'ai-je faire pour être entendu Que faire quand la foudre me frappe Qu'ai-je à faire Qu'ai-je à faire Lorsque semble fâché d'être le plus dur mot | What have I got to do to make you love me What have I got to do to make you care What do I do when lightning strikes me And I wake to find that you're not there What do I do to make you want me What have I got to do to be heard What do I say when it's all over And sorry seems to be the hardest word It's sad, so sad It's a sad, sad situation And it's getting more and more absurd It's sad, so sad Why can't we talk it over Oh it seems to me That sorry seems to be the hardest word What do I do to make you love me What have I got to do to be heard What do I do when lightning strikes me What have I got to do What have I got to do When sorry seems to be the hardest word |
Thursday, December 31, 2009
katie melua
| How can I think I'm standing strong, Yet feel the air beneath my feet? How can happiness feel so wrong? How can misery feel so sweet? How can you let me watch you sleep, Then break my dreams the way you do? How can I have got in so deep? Why did I fall in love with you? CHORUS: This is the closest thing to crazy I have ever been Feeling twenty-two, acting seventeen, This is the nearest thing to crazy I have ever known, I was never crazy on my own… And now I know that there's a link between the two, Being close to craziness and being close to you. How can you make me fall apart Then break my fall with loving lies? It's so easy to break a heart; It's so easy to close your eyes. How can you treat me like a child Yet like a child I yearn for you? How can anyone feel so wild? How can anyone feel so blue? CHORUS ...and being close to you ...and being close to you. | Comment puis-je crois que je suis debout forte, Pourtant, sentir l'air sous mes pieds? Comment le bonheur se sentent si mal? Comment peut-misère sentir aussi chérie? Comment pouvez-vous laissez-moi vous regarder dormir, Puis casser mes rêves comme vous le faites? Comment puis-je avoir obtenu dans un si grand? Pourquoi ai-je tomber en amour avec vous? CHORUS: C'est la plus proche chose à fou je n'ai jamais été Sentir vingt-deux, agissant dix-sept, Ceci est la première chose à fou que j'ai jamais connu, Je n'ai jamais été fou de moi-même ... Et maintenant je sais qu'il ya un lien entre les deux, Etre proche de folie et d'être proche de vous. Comment pouvez-vous me faire tomber en morceaux Puis casser ma chute de mensonges d'amour? Il est si facile de briser un cœur; C'est tellement facile de fermer les yeux. Comment pouvez-vous me traiter comme un enfant Pourtant, comme un enfant Je soupire pour vous? Comment peut-on se sentir si sauvage? Comment peut-on sentir aussi bleu? CHORUS ... et d'être proche de vous ... et d'être proche de vous. |
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